CRITIQUE

ÉCRITE SUR L’ARTISTE

Tant de Solitude

HeleneCaroline Fournier

La série de 62 petites oeuvres de 20 x 25 cm ponctue le rythme de l’exposition de cette grande salle, laissant place, au passage, à quelques peintures de dimensions supérieures telles que: Solitude internet, une acrylique sur toile de 90 x 60 cm et Les deux solitudes, une acrylique sur toile de 115 x 90 cm. On y retrouve également trois oeuvres rondes: Solitude musicale, Solitude de Darwin et Dernière solitude, trois acryliques de 75 cm de diamètre.

Ces soixante-sept oeuvres de Jean Potvin placent l’humain au coeur de cette exposition. L’artiste profite de l’occasion pour dénoncer, sans langue de bois, quelques aspects de la solitude sociale: vieillesse, pauvreté, alcoolisme, désespoir, itinérance, perte d’autonomie, etc. Par des scènes urbaines, la solitude se voit au quotidien.

Exécutées de façon réaliste, dans un espace bien traité, dans un propos bien compris, les oeuvres de Jean Potvin nous rappellent que certaines personnes sont plus seules que d’autres et qu’il est possible, au détour d’une rue, d’une ruelle ou d’un parc de s’attarder à leur présence au lieu de les ignorer. L’artiste, connu pour son art engagé, présente cette exposition dans le plus grand des respects pour ces gens, qui n’ont pas toujours choisi leur solitude, croisés à Paris, Boston, New York, Ottawa, Montréal, Magog, Sherbrooke, Québec, Trois-Rivières, etc.

Québec – 12 mars 2017