BIOGRAPHIE

FORMATION

Université du Québec à Montréal (Canada)
Centre d’art Saydie Bronfman, Montréal (Canada)
Ateliers et stages de développement et de perfectionnement

PRÉSENTATION DE L’ARTISTE

« J’aime peindre, étaler des couleurs, voir évoluer le tableau. J’aime peindre aussi pour entrer en moi-même, laisser monter les émotions et les transmettre sur la toile. J’aime peindre des femmes, des animaux, raconter une histoire ».

Et Alix Fortin-Muquet place en tête de ses artistes préférés des femmes comme l’Italienne Leonor Fini, « à cause du mystère de ses oeuvres », la Mexicaine Frida Kahlo, dont les autoportraits reflètent les tortures de son corps, ou la surréaliste Remedios Varo, réfugiée avec le poète Benjamin Péret au Mexique, où elle a poursuivi sa carrière « en nous faisant entrevoir la relation entre le monde quotidien et ce qu’il y a derrière les apparences ».

Née en 1940 à La Tuque, « au coeur du Québec », la petite Alix se sentait d’abord attirée par la musique, les contes de fées, la nature. A l’école, le chant, le piano, la danse et le théâtre nourrissaient d’abondance son imagination. Comme beaucoup de ses camarades, elle dessinait volontiers, crayonnait ou coloriait, parfois au delà des surfaces appropriées ou autorisées, mais c’est vers dix-sept ans qu’elle entend un professeur souligner ses talents en arts plastiques et l’encourager à les développer, à les épanouir.

Quelques années plus tard ce même professeur lui conseille de se joindre à un groupe d’artistes des environs et de peindre avec eux. L’année suivante, en 1964, elle participe à une exposition de ce groupe à La Tuque, et peindre fera désormais partie de sa vie. Son cheminement s’inspirera principalement de son attachement à la nature, de sa sympathie pour les animaux, de la fascination qu’elle éprouve pour les visages, et aussi de ce que la musique apporte à sa sensibilité depuis son enfance.Après avoir longtemps travaillé en autodidacte, Alix Fortin-Muquet a fréquenté des ateliers de peinture, de gravure, de modèle vivant, de décoration, de céramique, dont elle a tiré des informations et techniques stimulantes dans sa propre démarche plastique, qui demeure personnelle et fluctue selon les courants d’émotions ou d’intuitions qui l’imprègnent.

Certains de ses tableaux proposent un parfum d’exotisme en mettant en vedette les robes fortement rythmées de zèbres, ou bien en dressant sur fond de forêt tropicale le torse d’une fille aussi nue, noire et sauvage que les panthères qui lui tiennent compagnie dans quelque mystérieux rituel. Ailleurs un visage énigmatique de jeune fille est coiffé d’une grappe de raisins, de poires et autres fruits, à côté d’une branche dessinée et fleurie sous laquelle l’artiste a écrit le mot « pommier ». Dans une autre oeuvre, une jeune fille nous dévisage tranquillement, sur fond d’une part sombre et dense, et d’autre part lumineux et sensuel.

La relation entre nature, animaux et humains prend, sous le pinceau d’Alix, une allure fabuleuse, primitive, qui se dégage parfois de toute trame narrative pour s’exprimer en de larges mouvements de formes et de couleurs, en célébration du souffle créateur.