TECHNIQUE

Dessin, aquarelle, acrylique sur toile

Peinture travaillée principalement au pinceau.

SON APPROCHE ARTISTIQUE

C’est par la découverte que passe toute la démarche artistique de Guylaine Malo. Ayant débuté par le dessin, véritable passion assumée très tôt, l’enfant ayant l’âme d’artiste a découvert un monde merveilleux dans lequel évoluer. Une ligne, un cercle, une forme, puis une ombre, un soleil et sa lumière, c’est ainsi qu’à trois ans elle observait déjà ce qui naissait sous son crayon. A quatre ans, c’était une grosse forme, une petite, le poids des éléments, leur densité, leur gravité, les éléments de la nature – comme le vent tourbillonnant – toujours en mouvement. Les sujets étant nombreux, c’est dans la beauté et dans les émotions que la voie artistique s’est dessinée, comme un chemin du beau et de l’esthétique qui fait vibrer, rêver et toujours plus dessiner.

La découverte des couleurs et des médiums vient plus tard. Elle se fait au fur et à mesure des envies d’aller plus loin dans l’expression artistique dans le mouvement. L’expérimentation des médiums lui fait découvrir qu’ils peuvent également inspirer l’artiste, tout autant que le sujet. Par l’aquarelle, l’artiste découvre les transparences, les atmosphères, les légèretés. La pratique de l’acrylique vient, quant à elle, trancher avec ses couleurs vives et ses textures, d’ailleurs l’acrylique est une sorte de révélation pour l’aquarelliste qu’elle est alors. Pour l’huile, l’attrait est plutôt l’onctuosité du médium et la douceur du geste “glissant” sur le support. Son effet opaque est également très plaisant et lui permet de retoucher son oeuvre, de la parfaire – ce qu’elle ne peut faire en aquarelle. La façon de gérer les zones d’ombre et de lumière est différente. Elle aime mettre en pratique tous ces différents médiums dans une pratique globale de la peinture qui part toujours d’un seul point de départ: le dessin, la pierre angulaire de tout son travail.

L’animation, le dessin animé, permet à l’artiste de montrer la vie, de montrer l’âme des choses et des êtres qu’elle dessine. Tout son travail artistique s’est ainsi formé à la manière d’un immense puzzle. Les différents éléments se sont mis en place, ont pris forme depuis le dessin sur papier jusqu’à l’animation en dessin animé.

“Découvrir le monde dans lequel j’habite et, l’autre monde, celui qui m’habite”, voilà ce que l’artiste a toujours voulu rendre à travers ses oeuvres. “Cet imaginaire m’interpelle pour que je lui donne un poids, un volume, une vie, une âme, afin que je le fasse cohabiter sur la toile et parler de choses et de gens”. Cette mission de toute une vie est le leitmotiv de l’artiste qui n’a jamais cessé de dessiner.

La vie quotidienne

L’artiste exploite brillamment les scènes de la vie quotidienne avec des couleurs parfois exacerbées. Cette vision renvoie à l’animation – le dessin animé – qui est son monde. Par le filtre coloré directement relié à ses émotions, l’artiste sublime ainsi des scènes qui pourraient sembler “banales”. Avec le recul, l’artiste a compris que ses oeuvres illustraient sa propre vie, son propre parcours, comme les pages d’un journal intime, d’un cheminement personnel à travers les époques de sa vie.

“Les gestes du quotidien et les routines sont rassurants”, explique l’artiste devant ses oeuvres colorées. “Les habitudes cycliques deviennent des rituels que l’on transmet de génération en génération et témoignent de notre passage sur terre”. L’artiste explique son attrait pour les scènes de la vie au quotidien comme l’intérêt qu’elle a envers les gens qu’elle croise; envers ce qu’ils sont, ce qu’ils font, ce qu’ils vivent. “J’ai besoin d’immortaliser des moments de vie”, conclut l’artiste devant l’évidence. Guylaine Malo laisse ainsi des traces derrière elle par l’entremise de ses oeuvres. Toutefois, il ne s’agit pas que d’elle, mais il s’agit aussi des autres. En tant que témoin de son époque, elle immortalise – elle laisse des traces – des gens qui, un jour, ont croisé son chemin à un moment précis de leur vie.

démarche écrite par HeleneCaroline Fournier, agent d’artistes, novembre 2016, révisée en mai 2017