
TECHNIQUES
Principalement, le dessin, l’encre de Chine, l’encre-aquarelle et l’aquarelle.
Autres médiums utilisés occasionnellement: Le fusain, le crayon carbone, le graphite, la pierre noire, la sanguine, le crayon de couleurs, le pastel sec, le pastel à l’huile, la craie, le feutre/marqueur, le stylo à bille, la gouache, etc.
Ces médiums peuvent être utilisés seuls ou être mélangés entre eux (en techniques mixtes).

SON APPROCHE ARTISTIQUE
DÉMARCHE
Ses principales influences sont les peintres, dessinateurs et graveurs japonais Katsushika Hokusai (1760-1849) et Utagawa Hiroshige (1797-1858), ainsi que le peintre et graveur chinois Zao Wou-Ki (1920-2013). Ses principaux sujets sont les paysages où se mêlent mouvement et immobilité ainsi que l’ici et maintenant; une présence consciente dans le moment présent. Elle s’inscrit dans le courant du «New Ink Art» ou du «New Ink Painting». Un mouvement contemporain de dessinateurs à l’encre de Chine à la recherche du zen dont le pionnier est l’artiste LuiShou-Kwan (1919-1975). Ce mouvement combine la peinture à l’encre contemporaine avec l’art ancien de la calligraphie.
L’encre et le papier
L’approche du dessin à l’encre sur papier de personnages (Geishas et Samouraïs) se développe sur deux plans à la fois. Au niveau du regard, il y a un travail d’observation et d’expressivité. Par le dessin rapide, il y a un travail de restitution dans une traduction personnelle du moment présent. C’est aussi une peinture performative.
Pour le paysage à l’encre, le travail se situe plutôt dans le mouvement calligraphique pictural. Le sumi-e traite le paysage comme sujet zen. Il consiste en la technique du lavis qui s’est imposée comme peinture. L’artiste modifie la dilution de l’encre, la position du pinceau, la force et la vitesse pour jouer sur l’épaisseur et la netteté des lignes ainsi que les différents niveaux de gris, bien que la couleur soit parfois utilisée.
L’art de Māheśvarī se situe à l’intersection de la tradition et de la contemporanéité. Aucun élément du paysage n’est là pour faire beau ou pour décorer le support. Chaque élément d’une scène restitue une vérité qui s’élabore dans l’équilibre entre le yin et le yang. Chaque dessin ouvre la porte à des interprétations qui prennent leur source dans la philosophie asiatique (qu’elle soit bouddhiste, taoïste et/ou confucianiste). Le vide dans le paysage n’est pas l’absence de quelque chose, mais plutôt un espace en lien avec la méditation; un espace fondamental à l’équilibre intérieur. «Dans certaines oeuvres, il n’y a presque rien à voir, pourtant tout y est !», explique l’artiste qui met à nu son être intérieur.
Hiérurgie
L’esprit du geste (la pensée, le pinceau, le trait et l’idée philosophique) est une philosophie autant qu’une pratique artistique, plusieurs règles y sont associées. On nomme hiérurgie l’ensemble des pratiques qui servent à mettre en relation avec le monde invisible. La pratique des paysages à l’encre avec la technique sumi-e est liée à la recherche de paix et de quiétude, tout en véhiculant la dualité/complémentarité yin et yang, le féminin et le masculin, la lune et le soleil, l’obscurité et la lumière, la réceptivité et l’action, la terre et le ciel, etc.
Le dessin (autres techniques)
Pour l’artiste, le dessin est la représentation partielle du réel. Il implique la notion de représentation visuelle sur le motif (ou d’après nature) et l’intention de la dessinatrice qui souvent est le fruit de l’irréel (ou de l’imaginaire). Ainsi dessin et dessein sont indissociables et peuvent prendre des formes variées. La rapidité d’exécution caractérise le croquis. Les esquisses sont les premières idées pour un travail ultérieur plus important, plus exigent. Le croquis saisit l’essentiel sans s’attarder sur les détails. Sa rapidité d’exécution en fait un geste graphique. L’esquisse va reprendre ce geste pour le détailler.
Les autres médiums utilisés
A l’occasion, pour les croquis, elle utilise le bâton de fusain, le crayon carbone, le crayon graphite, la pierre noire, la sanguine (en crayons ou en carrés), le crayon de couleurs, le pastel sec, le pastel à l’huile, la craie, le feutre/marqueur permanent, le feutre/marqueur aquarellable, le crayon aquarellable, le bâton d’aquarelle, l’aquarelle en demi-godet, l’encre pour aquarelle, l’encre de Chine (à la plume et au pinceau), le stylo à bille, la gouache, etc. Ces médiums peuvent être utilisés seuls ou être mélangés entre eux (en techniques mixtes) comme c’est souvent le cas avec l’encre et l’aquarelle, deux médiums à base d’eau.
Années 2023-2024
Ces dernières années, l’art numérique réalisé avec stylet sur surface tactile a fait son apparition, notamment des portraits féminins en style libre. En 2024, lors du défi 6 aquarelles en 6 semaines (lancé par HEART – Au Coeur de l’art, magazine des arts), l’artiste se découvre un intérêt pour les paysages nocturnes à l’aquarelle. Elle en fera toute une série sur plusieurs mois. Cette première série a pour thème « Seascapes » (paysages marins). Loin d’en faire une habitude, cela n’est qu’une parenthèse dans sa démarche habituelle pour expérimenter autre chose, le temps de relever le défi et de s’approprier un sujet thématique différent.
Démarche écrite par HeleneCaroline Fournier, experte en art et théoricienne de l’art – mai 2021, revue en janvier 2023, revue en juillet 2024