TECHNIQUE

Huile sur toile

Travaillé principalement au pinceau.

SON APPROCHE ARTISTIQUE


Le Surréalisme et l’Héliocentrisme de Steeve Lechasseur

On connaît le Surréalisme comme étant un mouvement artistique qu’André Breton a défini dans le premier Manifeste du Surréalisme comme un «automatisme psychique pur, par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale». Le Surréalisme de Steeve Lechasseur ne fait pas exception à cette «définition». Sa source est onirique et symbolique. Il utilise des images-codes pour transmettre un message subtil et subliminal, quelque chose que l’on sent et que l’on comprend pour peu que le public s’attarde à en étudier tous les détails. La toile de fond de l’artiste est tissée d’un langage métaphysique, mystérieux, voire mystique. L’oeuvre entière de l’artiste s’inscrit donc dans la lignée des maîtres du Surréalisme.

Lointain cousin du Pointillisme, l’Héliocentrisme est un nouveau mouvement né du pinceau de Steeve Lechasseur, artiste canadien, né en 1967. Le Pointillisme est une technique issue du mouvement impressionniste qui consiste à peindre par petites touches séparées de peinture de couleurs primaires. Or, l’Héliocentrisme n’a aucune commune mesure avec le pointillisme outre le fait qu’il s’agisse de points et de bulles ressemblant à des petites gouttes d’eau de couleurs s’harmonisant dans une scène où le soleil est toujours présent. Le langage symbolique de Steeve Lechasseur est toujours omniprésent. L’ensemble de son oeuvre est idéiste, symboliste, synthétique, subjectif et plus que décoratif. Les toiles de l’instigateur de l’Héliocentrisme ne sont pas peintres de façon fidèle, mais à la manière des artistes symbolistes, c’est-à-dire de façon à rechercher une impression, une sensation, qui évoque un monde idéal et privilégie l’expression des états d’âme. Les symboles permettant d’atteindre la réalité supérieure de la sensibilité.

Les symboles de l’artiste

Le vrai poète n’est pas celui qui nomme ou qui décrit, il serait plutôt l’intermédiaire entre les hommes et les secrets de l’Univers. Son évocation de «mystères» par le pouvoir du symbole fait de lui le guide inspiré qui indique, au-delà des scories du présent, les chemins d’une véritable morale. Convaincu que les oeuvres de Steeve Lechasseur se méritent et exigent du public une activité de déchiffrement, l’art contemporain manifeste une joie ineffable de retrouver des artistes qui, comme lui, révèlent par la peinture, un certain culte de l’art visuel. Ses message à la « Da Vinci Code » sont plus spécialement issus d’un intellectualisme de l’inspiration créatrice au-delà des mots et de toute description… tout ce qui fait du Surréalisme ce qu’il est de façon intrinsèque et totalement unique en son genre.

L’inspiration de l’artiste et sa vocation

La vie en générale est sa source d’inspiration dans laquelle il cherche le bonheur. Parfois il le trouve et, parfois, il lui échappe. Sa pratique artistique s’inscrit dans une démarche personnelle qui consiste à donner un sens à la vie. Il est attiré par la spiritualité et, par la peinture, il met en évidence certains concepts invisibles mais réels, comme les sentiments (joie versus désespoir, pour ne donner qu’un exemple). L’artiste cherche à créer des oeuvres qui, toujours, le dépassent. Steeve Lechasseur laisse place à l’inspiration pure, à l’inspiration du moment et aux nouvelles idées sorties d’un imaginaire touchant au monde féérique.

Etre artiste, c’est la voie de la connaissance de soi

Etre artiste, pour Steeve Lechasseur, c’est pratiquer un art de façon régulière. «L’artiste apprend à connaître sa nature essentielle qui rejoint celle des autres. Il est dans une démarche de croissance et d’évolution. C’est un pionnier qui explore des zones inexplorées de la psyché humaine et qui permet à d’autres de les saisir ». Un artiste, c’est donc un créateur d’unité et d’harmonie, un être en quête de quelque chose qui est plus beau, plus grand, plus vrai que la réalité purement physique. C’est également un mode de vie, une vocation, un métier et une manière d’être. C’est un mode de vie par la pratique de l’art, ce qui entraîne nécessairement des conséquences sur sa façon de vivre. «Mais choisir un mode de vie artiste, ne fait pas de nous un artiste», nous explique Steeve Lechasseur dans une entrevue. «C’est une vocation dans le mesure où cela demande d’abord d’avoir un certain talent et de consentir à le développer avec tout ce que cela implique». Steeve Lechasseur ne cherche pas à être perçu comme un artiste: « je crois que cela devient évident pour n’importe quel artiste intègre qui possède l’amour de la création. Rêver d’être artiste peut s’avérer être un point de départ, mais cela ne suffit pas si on reste accroché à l’étiquette sociale« . Mais où se situe l’artiste d’aujourd’hui dans la société actuelle ? Dans sa sagesse – qui semble sortir de la bouche d’un grand philosophe – Steeve Lechasseur entrevoit avec une grande humilité que «l’artiste occupe la place de précurseur, d’agent de transformation sociale. Il a pour vocation noble d’élargir le champ de la réalité connue. Il pousse toujours les limites un peu plus loin. C’est la place qu’il a toujours occupé». Or, le problème est que «les artistes sont souvent perçus comme de simples amuseurs publics» entre festivals et symposiums. Il n’y a pas de place pour le rêve…

Malgré cela, Steeve Lechasseur trouve un sens à sa vie en étant artiste. C’est une activité essentielle qui l’aide à vivre dans une société qui a perdu ses artistes de vue. «C’est la voie de la connaissance de soi», dit-il avant de continuer sur la thérapie que lui apporte la peinture. «Ce sont des toiles qui me permettent de libérer certaines émotions négatives pour ensuite passer à autre chose. Ainsi, périodiquement, je réalise des tableaux charnières qui marquent un changement dans ma création». Peindre, c’est une façon d’aller plus loin, « c’est un peu comme fabriquer des artefacts » bien réels qui permettent à la pensée d’aller plus loin dans sa course. Steeve Lechasseur allie volontiers le verbe «penser» à l’acte de «peindre l’invisible», comme une réalité qui permet de s’actualiser face à la société dans laquelle il vit au quotidien.

Un vrai artiste n’a pas besoin de revendiquer son statut. Son travail témoigne de son cheminement. Il cherche à avancer et il évolue sur des sentiers inconnus ». Steeve Lechasseur ose être lui-même à travers ses oeuvres et c’est là la marque de son génie artistique.

Une peinture naïve qui apporte le bien-être

La peinture de Steeve Lechasseur est restée naïve avec les années qui ont passé. Ce côté naïf est directement lié à son monde imaginaire où la joie de l’enfance est représentée. L’artiste, qui a toujours cherché le bonheur dans sa vie personnelle, l’a finalement trouvé dans sa pratique artistique. Depuis plusieurs années, à partir de 2016-2017, l’artiste a perçu une nouvelle sérénité intérieure. Ne cherchant pas forcément la réussite financière, il a multiplié les concours internationaux en remportant de nombreux prix et distinctions ainsi que des Médailles. Ces réussites professionnelles lui ont permis de partager son art avec d’autres et d’obtenir une reconnaissance internationale pour son travail. Cela a grandement contribué à générer cette sérénité intérieure et à parfaire son bonheur simple d’être artiste et d’être reconnu par ses pairs et par un public élargi qui se situe sur plusieurs continents. Le partage avec le public fait partie intégrante de sa démarche artistique. Les concours internationaux aussi. Ils lui ont permis de conserver ce feu sacré qui brûle en lui. Son cheminement personnel et professionnel à travers l’art est une suite de découvertes intérieures. Sa peinture naïve, très narrative, très symbolique, apporte le bien-être par sa fraîcheur, sa part d’innocence et de naïveté, ses couleurs vives et par la gaieté naturelle qui s’en dégage.

Démarche rédigée par HeleneCaroline Fournier, experte en art et théoricienne de l’art, rédactrice spécialisée, critique d’art, journaliste indépendante spécialisée – démarche révisée en mai 2026